Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(Ci-dessous, vous trouverez le sommaire des archives...)
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Et dire que j’aimais plaisanter en disant à Monique que lorsqu’elle avait un sécateur en main elle coupait tout ce qui dépassait…
En référence à une anecdote d’adolescent qu’elle ne connaissait que trop…
Je devais avoir treize ou quatorze ans. Chaque jour, nous devions prendre un « car » pour aller au cours complémentaire. La toute nouvelle « Ville Nouvelle » n’avait pas encore d’établissement du secondaire. Nous étions toute une bande de copains, bien sûr. Et quelques filles. Dont une grande qui, quelques courtes années plus tard, allait devenir Miss France. C’est dire si sa compagnie était fort recherchée…
Un jour, je ne sais plus pourquoi, j’étais particulièrement en retard et j’attrapais le bus au vol. Presque toutes les places étaient prises. Notamment mon habituelle, près de Momo, mon amour platonique du moment. Une fille avait, bien entendu, sauté sur l’opportunité de mon absence. Troublé, me sentant ridicule, gauche, je tournais sur moi-même dans l’allée sans savoir où me poser.
C’est la très belle, la « super canon », qui m’appela : « Boby, viens, je t’ai gardé une place ! » Et d’autorité elle prit mon cartable qu’elle lança dans le filet au dessus d’elle. Pendant que je m’installais maladroitement dans la place ainsi imposée, totalement tétanisé, ne comprenant pas trop dans quel scénario on me faisait jouer, elle sourit, malicieuse, et en brandissant une paire de ciseaux…
- « Et tu restes bien sage, parce que je te préviens, je coupe tout ce qui dépasse ! »
Et elle explosa de rire avec la moitié du car qui avait pu entendre…
Pire qu’une pivoine. Rouge, honteux, je me tassais dans mon siège, et ne bronchais pas du voyage…
Je n’ai jamais eu d’explication. Peut-être n’était-ce qu’une simple plaisanterie, elle-même se trouvant par un quelconque hasard avec des ciseaux à la main à ce moment. Mais le non-dit fait des ravages. Pendant longtemps j’ai pensé que quelqu’un ou quelqu’une avait remarqué qu’il m’arrivait d’avoir de violentes érections incontrôlées, notamment quand j’étais près de Momo. Et que dans mon dos, tous se moquaient de moi.
Je n’en saurai jamais rien. N’empêche. Elle serait peut-être bien pour quelque chose, la Belle, dans ce maudit complexe de castration qui trop souvent me pourrit la vie…
Mais là, mes pauvres oliviers… J’ai fait fort…