Pendant un an, j'ai tenu régulièrement ce blog, alors que j'accompagnais ma femme dans un combat perdu d'avance contre le crabe...
Ensuite, au fil des jours, j'ai continué à éditer des billets d'humeur. Sans véritable chronologie.
Aujourd'hui, ce blog redevient un blog d'humeur. Un journal. Une béquille.
La chronologie n'a plus guère d'importance.
Quand même, pour une meilleure compréhension,
pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique.
(Ci-dessous, vous trouverez le sommaire des archives...)
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Après la précédente rêverie, j’ai encore une fois culpabilisé d’exprimer aussi clairement des désirs fous, impossibles, que je me sais incapable d’assumer. Contradiction, quand tu nous tiens…
Il y a quelques années, j’avais rencontré un garçon charmant, grand, bien fait de sa personne, au visage d’ange triste. Un beau mec, quoi. Cependant, rien que ses yeux, exceptionnellement doux, m’avaient, sans aucune difficulté fait chavirer… Il s’assumait, se revendiquait même « gérontophile ». Il vivait, depuis plusieurs années déjà, avec un compagnon d’à peu près mon âge.
Moi, je n’étais pas libre. J’ai eu peur, très peur, d’un attachement qui pouvait me conduire à… Ne rien maîtriser. Monique, son compagnon… Je n’avais pas le droit.
Raison ? Contrôle de soi ? Faux fuyants ? Lâcheté ? Pire ? Chacun jugera.
J’y avais fait allusion dans un billet, il y a quelques temps. Je lui envoyais un mail qui, d’évidence refroidirait rapidement ses ardeurs…
Nous sommes restés bons copains. La distance et le temps ont appliqué leur baume habituel. Nous nous sommes revus récemment. Avec plaisir. Et je me sens toujours aussi fragile…
Ce mail, le voici, en version intégrale. Comme une piqûre de rappel pour moi.
Âmes sensibles, zappez cette lecture.
F.,
A la fois ému et troublé par cette dernière courte manifestation de tendresse, d’affection, voire d’amour... Mais n’es-tu pas en train de rêver, sinon de fantasmer ?...
Viens te blottir dans mes puissants bras protecteurs ( !!) et écoute cette petite histoire...
F. est allongé, nu sur les draps frais. Après un bon bain, il laisse son jeune corps finir de sécher seul dans l’atmosphère douce de cette soirée d’été. La réaction thermique provoque une fraîcheur agréable, sa peau naturellement si douce devient chair de poule et ses tétons pointent... Du bout des doigts il caresse négligemment son ventre plat, ses abdos bien dessinés, sa main vient titiller ses pectoraux... Jambes repliées et légèrement écartées, son sexe au repos se niche dans le confortable repli des bourses. Il pose ses mains sur ses genoux. Ses paumes bien à plat, il joue avec la sensation provoquée par la surface lisse, presque métallique de ses rotules. Ses mains, symétriques, contournent ses cuisses puissantes, jouent avec les muscles, viennent tapoter le dessous encore humide, remontent vers le pli du fessier. Il aime sentir la diminution de sa pilosité jusqu’à cet endroit si doux, totalement imberbe, si sensitif, où la langue de ses amants aime créer de doux frémissements tout en malaxant ses lobes fermes et frémissants qui appellent à s’écarter...
Et voilà. Malgré la fraîcheur de son séchage à l’air libre, il se sent devenir chaud, son sexe se détache des bourses, commence à se dresser, retombe sur son ventre déjà frémissant. Il s’interdit de le prendre à pleines mains, le résultat ne se ferait pas attendre...
F. prête l’oreille aux bruits dans la salle de bain. Pourquoi Boby est-il si long ce soir ? Il n’en peut plus d’attendre ! L’eau recommence à couler... Ah ! il doit enfin se rincer ! Sûr, le voici qui chantonne. La mélodie, assez agréable est brutalement interrompue par une violente quinte de toux venu des profondeurs, d’ici il entend les glaires aller et venir dans la glotte jusqu’au crachat... Boby reprend difficilement son souffle, puis peste comme d’habitude... F. sourit, un peu jaune... Quand donc son amant cessera-t-il de fumer ses deux paquets de Gitanes par jour ? Têtu comme une mule ! Mais il l’aime comme ça...
Boby sort enfin de la salle de bain. Son imposante stature bouche quasiment l’ouverture. Sa poitrine velue est blanche par endroits. Ses pectoraux sont encore assez bien dessinés, quoiqu’un peu flasques... Mais il l’aime comme ça... Ses hanches semblent presque aussi larges que ses épaules. Les « poignées d’amour » permettraient à un régiment entier de s’accrocher en cas de tempête... Mais il l’aime comme ça... Son estomac proéminent, tendu comme un ventre de femme enceinte retombe légèrement sur son bas-ventre... Au milieu d’une forêt de poils, un sexe rendu ridiculement petit par la réaction à la fraîcheur d’après bain semble vouloir résister à l’étouffement voulu par les boules, et pointe le bout de son nez au milieu de replis de graisse... Mais il l’aime comme ça... Les hauts des cuisses, encore puissantes, se touchent par excès de rondeur. De façon presque étrange, le reste des jambes est harmonieux. Si l’on oublie les genoux, usés et légèrement crevassés ! Oui, il l’aime comme ça...
F. aime la puissance qui se dégage de l’ensemble. Il aime blottir son corps gracile contre cette corpulence qui semble pouvoir l’avaler tout entier... Dans cette maturité avancée, il sent mieux, il vit mieux sa jeunesse. Irrémédiablement, il doute toujours de lui, n’arrive pas à croire à son charme qu’il considère trop et hypocritement vanté par ses soi-disant admirateurs. Avec cet homme qui pourrait largement être son père, là, pas de doute, il se sent beau et séduisant...
Ce dernier se laisse littéralement tomber auprès de lui. F. en rebondit sur le matelas comme sur un trampoline. De satisfaction, Boby laisse échapper un énorme rot venu des profondeurs, s’en excuse d’un rapide « pardon... ». Dans un geste de possession, il pose son énorme bras velu en travers de la poitrine de son jeune amant, et le laisse reposer de tout son poids. Mais il l’aime comme ça... Comme une anguille, F. tente de se dégager pour venir se blottir contre la poitrine protectrice. Il aime bien cette position, même si elle est quelque peu inconfortable en raison du ventre proéminent de son partenaire qui le maintient écarté, légèrement plié en deux. De tendres et douces caresses réunissent quand même les deux hommes.
Mais soudain, un énorme ronflement commence à faire trembler les vitres de l’appartement... F. est outré !
- « Hé, tu dors ?
- Mais non, je ne dors pas !
- Alors pourquoi tu ronfles ?
- Mais je ne ronfle pas !
- Qui ronfle alors ? Au point de faire trembler les vitres ?
- Excuse moi... Je t’assure, je n’entendais pas...
- C’est tout l’effet que je te fais ?
- Idiot, c’est d’être là au calme... Je suis si bien ! »
Mais il l’aime comme ça... F. couvre le visage de son amant d’une pluie de petits baisers, pour essayer de le réveiller... Ses mains s’activent pour redonner vigueur à un membre qui, peut-être parce qu’il en a trop connu, joue le blasé... Mais la technique du jeune homme est éprouvée. Il sait les zones érogènes qui conduisent son vieil amoureux vers une vigueur momentanément juvénile... Sa bouche et sa langue parachèvent son œuvre, et bientôt, le petit bout de chair ridicule de l’après bain se transforme en un membre épanoui... Belle pièce, se peut... Un peu courte, mais large, massive, bien dessinée. Le gland luisant appelle la langue et les caresses du jeune homme. L’anneau de ses lèvres engloutit ce membre frémissant, sa langue titille le frein, le canal, va explorer les bourses...
L’érection est satisfaisante. F. a trop envie, depuis trop longtemps. Il aspire à être envahi par ce pieu chaud et vivant. Il monte à califourchon sur le torse de Boby, se penche pour coller sa bouche à la sienne tout en guidant le gros engin d’une main vers ses entrailles. Il ne s’est pas préparé, mais il a tellement envie qu’il sait qu’il va s’ouvrir sans difficulté dès la première pression du gland... Doucement, il conduit le braquemart au plus profond. Il se sent merveilleusement rempli, conquis, offert... Il entame le va et vient qui va l’emporter... Son sexe, plus fin et racé se dresse de satisfaction et se laisse malaxer entre les deux ventres... les rondeurs l’écrasent en effet littéralement sur son propre ventre pourtant plat et musclé... Mais il l’aime comme ça...
Sentant faiblir l’ardeur de son partenaire, F. se plante davantage sur cette bite rebelle... Peine perdue. Le membre, toujours aussi gros mais ayant perdu de sa raideur s’échappe de sa gaine de soie et retombe lamentablement entre les cuisses de ce trop vieil amant... Mais il l’aime comme ça... Il couvre de baisers le visage et le torse poilu , surtout n’avoir l’air de rien, ne pas faire sentir sa frustration... Il a été trop vite, il n’aurait pas dû se mettre en position de dominant...
Boby aussi fait mine de rien. Sa gorge est serrée. Une fois encore il se sent trahi par sa chair qu’il déteste, qui n’en fait qu’à sa tête. Il aime ce corps juvénile et bien dessiné, il aime la douceur de ses muqueuses intimes, il aime les baisers et la tendresse de ce garçon qu’il sent follement amoureux de lui. Il voudrait le rendre heureux des heures et des heures, des jours et des jours, des nuits et des nuits. Seulement voila, non seulement il est vieux, mais il a toujours été un « bande-mou ». Un inachevé. Dichotomie entre ses désirs et ses capacités... Il a une envie douloureuse de se fondre dans son jeune amant. Et sa bite dit « Non » ! Pour masquer cet échec, autant que pour redonner vigueur à sa virilité traîtresse, il inverse les rôles, met F. sur le dos, le couvre littéralement, en essayant d’alléger sa masse en s’appuyant sur ses coudes. Ses lèvres parcourent ce corps juvénile, frais et sain. Elles se repaissent de sa douceur soyeuse, de sa tendresse offerte. De la pomme d’Adam au nombril, sa langue dessine le chemin de l’amour, sinueux et aventureux... Il embouche et aspire cette merveilleuse tige tendue, longue et fine, offerte. Ses dents, ou plutôt ce qui lui sert de... mordillent la peau des bourses, la fine attache qui rejoint l’anus... Sa bouche gourmande trouve enfin les délices de la corolle offerte, qui ne demande qu’à s’ouvrir... Dune main il vérifie l’impact de ces jeux érotiques sur sa virilité. La raideur s’améliore. Elle n’est pas encore suffisante. Il doit encourager par ses propres caresses la montée vers une tension satisfaisante...
F. s’abandonne aux caresses possessives. Il aime se donner entier à la gourmandise ludique de son vieux nounours... Il sait bien que ces prémices un peu longues cachent la difficulté à bander de son partenaire. Qu’importe ! Il ne doute pas du résultat, espère et attend les coups de boutoirs salvateurs, en se complaisant dans ces caresses intimes... Prémices un peu longues ? Mais il l’aime comme ça...
Il profite que son amant abandonne momentanément ses basses profondeurs au profit de son torse et de son cou pour réussir à prendre en main l’engin turgescent... Bonne masse lourde et presque brûlante qui remplit bien sa main... L’érection est satisfaisante... Il soupire d’aise et enserre de ses deux bras le torse aimé pour lui faire comprendre qu’il est prêt, là, à le recevoir. Ses mains s’égarent sur l’imposante surface de ce dos familier... Il joue avec les plaques de poils, irrégulières mais parfois abondantes sous les omoplates... Il joue avec les épaules boutonneuses, avec ces petites boules qui dégagent une matière blanchâtre nauséabonde lorsqu’il les fait éclater... Mais il l’aime comme ça... Boby lui fait replier ses genoux sur son torse, dégageant généreusement le pli fessier et la rosette qui palpite de désir... Il se présente devant l’orifice, guidant fermement son membre et lui interdisant toute faiblesse... Il est plus à l’aise ainsi, en position dominante, pouvant contrôler d’une main ferme la force de pénétration de son engin... Mais il l’aime comme ça... Le satiné des muqueuses intimes sur le gland devenu hypersensible donnera rapidement le complément de raideur indispensable. Les coups de boutoirs seront de plus en plus forts. Il règlera ses coups de reins sur les gémissements et les appels de F.. Ça, il le fait plutôt bien... F. sait qu’il saura le guider progressivement et sensuellement vers l’explosion finale... Qu’il saura synchroniser sa jouissance à la sienne. Et quand le feu d’artifice final les aura réunis dans un même râle, il s’affalera sur lui, l’écrasant littéralement de son quintal de chairs moites et flasques... Mais il l’aime comme ça...
Une fois repris leur souffle, le train-train quotidien reprendra... Boby ira se rafraîchir, se nettoyer, et placer soigneusement son dentier intégral dans un verre d’eau et de détartrant... Le visage transformé par l’absence de la prothèse, vieilli brusquement de 15 ans, il viendra se coucher le long de F., cherchant le contact le plus complet entre leurs deux corps. Il a besoin de ça. Il soupirera d’aise. Rotera, pètera avec un râle de soulagement. Couvrira de baisers le visage et le cou de son bien-aimé... Et s’endormira brutalement au milieu des câlins, laissant F. sur sa faim... Mais il l’aime comme ça...