Nota :


>>Pour me contacter par mail<<

Pour ceux qui découvrent ce Blog...Mieux vaut suivre un ordre chronologique !

 

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Mardi 9 octobre 2007
Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs...

 

J’ai le sexe triste. J’ai le vin triste. Je suis triste. Je ne sais pas faire la fête. Je prends tout au sérieux. Je suis un triste sire (qu’est-ce que je l’ai entendu celle-là quand j’étais enfant et adolescent ! " Tu es un triste sire ! "). Bref. Je suis un pisse-froid. Un pisse-vinaigre. Je l’ai toujours su. Je le sais. Je ne dirais pas que je l’assume. Je fais avec.

C’est vrai que je prends le sexe au sérieux. C’est la chose la plus belle à mes yeux. Celle qui permet à deux êtres de se rejoindre, de se confondre... Mais une précision quand même. Je ne voudrais pas que l’on se méprenne. Je ne suis pas un père la pudeur ! J’ai toujours dit, je le dirai toujours. Rien n’est laid, rien n’est à proscrire en amour quand c’est fait avec le libre consentement des deux partenaires. " Tout ce que l’on veut, rien que ce que l’on veut, quand on le veut ". C’est la définition que je donne souvent de l’amour entre hommes... Je crois que c’est tout simplement celle de l’amour libre.

Mais je dois dire merci à ceux qui me rappellent gentiment mes limites. Ça fait du bien de se regarder en face de temps en temps. Comme dans un miroir. On repart d’un meilleur pied. Ça désamorce les conflits. Comme lorsqu’une tension est en train de naître entre deux interlocuteurs ou en groupe, et que l’un dit avec un sourire désarmant... " Tu dis ça parce que tu es en colère... ".

Ça a dû me réussir. Le parcours de drague est proche de la route d’Avignon. Depuis l’hospitalisation de Monique, le quart d’heure que je m’accorde pour y faire un tour en prenant la route de la clinique, est le seul moment que je m’autorise pour essayer de ne pas me contenter de virtuel... En route donc pour la clinique...

J’étais là, posté à mon carrefour stratégique, depuis quelques toutes petites minutes quand un petit véhicule avec une remorque débordante prit la direction de la déchetterie. Le chauffeur semble jeter un œil vers mon véhicule. Tiens... Quelques minutes plus tard, le même équipage revient à vide. Nouveau regard. Tiens, tiens... Il prend la direction d’Avignon, mais quelques dizaines de mètres plus loin, virage brusque dans le chemin creux... Bingo !

Démarrage en trombe de ma part. Je ne vais pas me laisser griller l’affaire...

Bon, pour ceux qui aiment aller au plus court, je lui ai taillé une pipe d’enfer qu’il n’est pas prêt d’oublier, je n’ai pas joui mais j’ai eu un plaisir immense. Un pied super. Point.

Tchao ! Pour les autres, plus friands de détails, quelques précisions...

Dès qu’il m’a vu apparaître il a sourit, et est sorti de son véhicule pour plonger dans les taillis... J’ai suivi. Nous avons échangé quelques mots, et je suis parti immédiatement à la découverte... Presque aussi immédiatement interrompu par un premier curieux...

" Hé, merde, ça commence... Faut aller plus loin... A moins que... Il est nettement plus jeune que moi. Tu préfères peut-être ? " Refus outré du garçon... Je fais comprendre à l’importun qu’il importune... Il a la correction de se retirer rapidement.

Je peux m’occuper de ma conquête... Que dire ? 26 à 28 ans, comme ça, au pif... Une drôle de gueule d’ange, aux traits très agréables, sourcils bien dessinés, yeux rieurs, nez bien proportionné. Barbe très sombre, épaisse, de deux trois jours. Cheveux courts, en pétard comme c’est la mode, très bruns mais les pointes dressées blondies jaune clair... Ma tentative de câlin dans les cheveux me rappellera que la mode est au gel béton... Bien bâti. Muscle mais bien en chair aussi. Pas de plaquette de chocolat, mais une toison épaisse de nounours. Un beau garçon aux yeux de beaucoup de gens. Pas vraiment dans mes canons de beauté, hors sa petite gueule, mais un charme fou. Adorable.

Nous échangeons sensuellement des caresses, mais très vite je comprends que son intérêt pour mon bas-ventre n’est que relatif, et qu’il attend que je m’occupe de lui. C’est à cet instant que mes réflexions du début m’ont aidé à me recadrer... J’aurais pu rouler des mécaniques, dire que ma bouche n’était pas un garage à bites, que ce que j’attendais, moi, c’était un minimum d’échanges, sinon, basta ! ... Il m’est arrivé d’avoir des réactions aussi cons... Souvent. Là, j’ai simplement pensé " Ah ! Mon petit gars, tu veux que je te fasse jouir ? Tu vas être servi ! " Et j’ai entrepris un travail de professionnel...

Et j’ai été récompensé. Si le gars était bof, une mignonne petite gueule sur un corps très quelconque, sa bite, elle, m’a immédiatement plu. Un obus. Large, épaisse à la base, un petit gland en pointe de flèche au sommet, une proportion raisonnable sans ostentation. Une vigueur prometteuse. Et surtout des bourses, amples, larges, souples, des abricots fermes sensibles, réactifs... Un régal. J’ai entrepris un véritable festival. Avec le sérieux et l’application d’un Maître Ouvrier de France... J’ai utilisé toutes mes ficelles, tous mes petits secrets... Jusqu’à ce que j’obtienne enfin les gémissements incontrôlés attendus... Alors j’ai calmé le jeu et suis parti plus haut découvrir ce que je n’avais fait qu’apercevoir. Pas de baiser, pas de pelle, guère de câlins. Un peu quand même. Qu’à cela ne tienne ! J’ai repris mon festival. Les gémissements sont devenus des halètements. Des soupirs. Il m’a prévenu qu’il ne tiendrait plus longtemps... En bloquant tout d’une main, je me suis interrompu et je l’ai regardé dans les yeux...

" A ta connaissance, tu es parfaitement sain ? " Sérieux comme un pape, le visage à moitié décomposé, il a opiné du bonnet...

Je n’allais pas le laisser dans cet état. J’ai repris mon travail d’orfèvre. Jusqu’au résultat attendu, espéré. Tout le corps qui tremble, les jambes qui flagellent, les gémissements qui tournent aux hoquets de chagrin...

J’étais le gagnant. Je n’avais pas dégainé mes propres ustensiles, mais il y avait longtemps que je n’avais pas pris un tel pied. A genoux peut-être, mais j’étais devenu le maître...

Nous revenions sur nos pas. Je marchais devant, lui, avait besoin d’un peu de temps pour se remettre...

" Ouaouh ! Comme quoi ya pas besoin d’être jeune ! "

Je me retournais pour le regarder dans les yeux... " L’expérience offre de petits avantages... mais a aussi quelques inconvénients... Si j’avais été plus jeune, j’aurais pu espérer un peu plus de réciprocité... "

Rire confus du garçon. " C’est vrai... "

Je lui souris. " Je ne regrette rien, pour une si mignonne petite gueule... " Et je caressais ses joues du dos de ma main...

En reprenant nos voitures, nous avons échangé sur la sempiternelle possibilité de nouvelle rencontre. Sans échanger nos prénoms. Je n’ai même pas demandé. Pendant toute mon œuvre j’avais une grosse gourmette en argent devant les yeux. Avec écrit " Stephan ". Pourquoi pas ?

 

Non, vraiment, je ne regrette rien...

publié dans : Journal au jour le jour
ajouter un commentaire commentaires (0)   
weblogs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus